{"id":38,"date":"2011-12-02T20:00:33","date_gmt":"2011-12-02T20:00:33","guid":{"rendered":"http:\/\/www.michelinebail.com\/?page_id=38"},"modified":"2011-12-07T15:10:50","modified_gmt":"2011-12-07T15:10:50","slug":"lesclave","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/www.michelinebail.com\/?page_id=38","title":{"rendered":"L&rsquo;esclave"},"content":{"rendered":"<div id=\"attachment_47\" style=\"width: 189px\" class=\"wp-caption alignleft\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-47\" decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-medium wp-image-47\" title=\"L'esclave\" src=\"http:\/\/www.michelinebail.com\/wp-content\/uploads\/2011\/12\/lesclave1-179x300.jpg\" alt=\"L'esclave\" width=\"179\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/www.michelinebail.com\/wp-content\/uploads\/2011\/12\/lesclave1-179x300.jpg 179w, https:\/\/www.michelinebail.com\/wp-content\/uploads\/2011\/12\/lesclave1.jpg 400w\" sizes=\"(max-width: 179px) 100vw, 179px\" \/><p id=\"caption-attachment-47\" class=\"wp-caption-text\">L&#39;esclave<\/p><\/div>\n<p>L&rsquo;esclave a d&rsquo;abord \u00e9t\u00e9 publi\u00e9 en 1998 aux \u00c9ditions Libre Expression. Le\u00a0livre a \u00e9t\u00e9 bien re\u00e7u au Qu\u00e9bec par la critique litt\u00e9raire et par les lecteurs. Plusieurs milliers d&rsquo;exemplaires ont \u00e9t\u00e9 vendus ici m\u00eame au Qu\u00e9bec, ainsi qu&rsquo;aux clubs du livre\u00a0France Loisirs et les Presses de la Cit\u00e9.<\/p>\n<h1>R\u00e9sum\u00e9 du roman<\/h1>\n<p style=\"text-align: justify;\">L&rsquo;intrigue de <strong><em>L\u2019esclave <\/em><\/strong>se d\u00e9roule au Canada, sous le r\u00e9gime fran\u00e7ais, et relate les huit derni\u00e8res ann\u00e9es de vie de l&rsquo;esclave noire Marie-Joseph-Ang\u00e9lique, bien connue des historiens gr\u00e2ce aux minutes de son proc\u00e8s conserv\u00e9es intactes aux Archives nationales du Qu\u00e9bec. Cette jeune femme est accus\u00e9e d&rsquo;avoir provoqu\u00e9 le d\u00e9sastreux incendie de Montr\u00e9al d&rsquo;avril 1734, en mettant le feu \u00e0 la maison de sa ma\u00eetresse Th\u00e9r\u00e8se de Couagne, veuve du riche marchand-\u00e9quipeur Fran\u00e7ois Poulin de Francheville. Soup\u00e7onn\u00e9e d&rsquo;avoir agi pour se venger et dans l&rsquo;intention de fuir avec son amant blanc, Claude Thibault, Ang\u00e9lique est condamn\u00e9e \u00e0 mort, tortur\u00e9e et pendue.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00c0 travers la vie d&rsquo;une simple domestique noire, dont on n&rsquo;aurait jamais entendu parler n&rsquo;eut \u00e9t\u00e9 de son geste malheureux, se profile celle de ses ma\u00eetres, Fran\u00e7ois Poulin de Francheville et Th\u00e9r\u00e8se de Couagne, qui ont tous deux marqu\u00e9 \u00e0 leur fa\u00e7on la soci\u00e9t\u00e9 de leur \u00e9poque. Seigneur de Saint-Maurice, n\u00e9gociant en grains prosp\u00e8re et \u00abbourgeois-gentilhomme\u00bb de Montr\u00e9al, c&rsquo;est comme marchand-\u00e9quipeur que Poulin de Francheville se retrouve au coeur de la grande aventure du commerce des fourrures. \u00c0 ce titre, c&rsquo;est lui qui tout \u00e0 la fois finance, organise, \u00e9quipe, ravitaille et coordonne les exp\u00e9ditions des coureurs de bois. Une entreprise exigeant beaucoup d&rsquo;initiative et parfois aussi l&rsquo;audace de contourner le monopole de la Compagnie des Indes pour s&rsquo;approvisionner en contrebande aupr\u00e8s des colonies anglaises.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Fran\u00e7ois Poulin de Francheville poussera aussi l&rsquo;esprit d&rsquo;entreprise jusqu&rsquo;\u00e0 r\u00e9aliser son r\u00eave le plus t\u00e9m\u00e9raire, faire \u00e9merger des sables de sa seigneurie la premi\u00e8re exploitation m\u00e9tallurgique canadienne, les Forges de Saint-Maurice. Personnage ambitieux et polyvalent, n\u00e9 du contexte \u00e9conomique particulier du d\u00e9but du dix-huiti\u00e8me si\u00e8cle, il fraie avec les plus grands, dont l&rsquo;intendant Gilles Hocquart et Fran\u00e7ois-\u00c9tienne Cugnet, membre du Conseil sup\u00e9rieur et influent repr\u00e9sentant du roi au Canada, comme avec de riches commer\u00e7ants tels qu&rsquo;Ignace Gamelin et Nolan Lamarque. Il n&rsquo;h\u00e9sitera pas au besoin \u00e0 prendre la plume pour \u00e9crire directement au ministre Maurepas et m\u00eame au roi, pour obtenir des ouvriers sp\u00e9cialis\u00e9s, de l&rsquo;\u00e9quipement, ou encore des avances de fonds afin de poursuivre son exploitation. Il r\u00e9ussit l\u00e0 o\u00f9 d&rsquo;autres avant lui ont \u00e9chou\u00e9, malgr\u00e9 les immenses difficult\u00e9s d&rsquo;une pareille entreprise:<strong> <\/strong>les balbutiements de la technologie d&rsquo;exploitation du fer, les co\u00fbts exorbitants de la main-d&rsquo;oeuvre et le manque d&rsquo;exp\u00e9rience des Canadiens. Fran\u00e7ois Poulin se battra avec acharnement jusqu&rsquo;\u00e0 la fin pour mener sa t\u00e2che \u00e0 terme. Son \u00e9pouse Th\u00e9r\u00e8se, fille du bourgeois-marchand Charles de Couagne, remplacera avec talent son mari lors de ses absences r\u00e9p\u00e9t\u00e9es et elle n&rsquo;h\u00e9sitera pas, \u00e0 la mort de ce dernier, \u00e0 reprendre le flambeau et \u00e0 red\u00e9marrer les forges \u00e0 titre d&rsquo;actionnaire principale de la compagnie. Elle est consid\u00e9r\u00e9e avec raison comme l&rsquo;une des premi\u00e8res femmes d&rsquo;affaires du Canada.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Marie-Joseph-Ang\u00e9lique, le fil conducteur de toute cette saga, est aussi \u00e0 sa fa\u00e7on un personnage singulier. Simple esclave domestique, elle a l&rsquo;audace de tenir t\u00eate \u00e0 ses ma\u00eetres, de prendre un amant blanc et de multiplier les actes d&rsquo;insubordination, au point de fuir avec lui une premi\u00e8re fois et d&rsquo;\u00eatre soup\u00e7onn\u00e9e d&rsquo;avoir mis le feu \u00e0 la maison de sa ma\u00eetresse pour tenter de couvrir une seconde fugue. Elle niera ensuite toutes les accusations port\u00e9es contre elle pendant l&rsquo;interminable proc\u00e8s qui suivra, en d\u00e9pit de son isolement et de l&rsquo;ignorance dans laquelle on la tient, et refusera farouchement d&rsquo;inculper son amant de complicit\u00e9. On ne saura jamais qui a provoqu\u00e9 l&rsquo;incendie fatal, malgr\u00e9 les aveux d&rsquo;Ang\u00e9lique arrach\u00e9s sous la torture et les fortes pr\u00e9somptions de culpabilit\u00e9 qui pesaient sur elle. Son obsession de libert\u00e9 et son acharnement \u00e0 vouloir \u00e0 tout prix \u00e9chapper \u00e0 sa condition d&rsquo;esclave, en d\u00e9pit des difficult\u00e9s d&rsquo;un tel projet, en font une h\u00e9ro\u00efne \u00e9mouvante et tragique. Son courage et son intelligence \u00e0 d\u00e9jouer le pi\u00e8ge des questions du juge criminel, ainsi que sa lutte path\u00e9tique pour \u00e9chapper au supplice et \u00e0 la mort, nous la rendent aussi plus humaine et plus attachante.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L&rsquo;histoire de cette n\u00e9gresse incendiaire permet de mettre en lumi\u00e8re la question de l&rsquo;esclavage au Canada fran\u00e7ais, une institution beaucoup plus autochtone que noire, moins dure que ce que l&rsquo;on retrouve \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque dans les \u00eeles \u00e0 sucre et les colonies anglaises, mais qui est peu connue et compl\u00e8tement \u00e9vacu\u00e9e de l&rsquo;histoire officielle. Ce roman explore ainsi le quotidien des petites gens, domestiques et esclaves, et fait une large place aux relations qui se sont tiss\u00e9es entre Blancs et Indiens. On y voit se d\u00e9velopper diff\u00e9rentes amours m\u00e9tiss\u00e9es: celles de Fran\u00e7ois et de la Louve, de Guillaume Robitaille et de Marie Nibiska, d&rsquo;Ang\u00e9lique et de Claude Thibault. Ce r\u00e9cit nous fait \u00e9galement suivre, quasiment au jour le jour, les diff\u00e9rentes \u00e9tapes d&rsquo;un proc\u00e8s criminel \u00e0 une \u00e9poque o\u00f9 le syst\u00e8me judiciaire h\u00e9rit\u00e9 de l&rsquo;Inquisition laissait peu de place \u00e0 la compassion et s&rsquo;apparentait beaucoup plus \u00e0 une vengeance froide et calcul\u00e9e, qu&rsquo;\u00e0 une justice \u00e0 visage humain.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Sur fond de descentes de rivi\u00e8re, de traite des fourrures et d&rsquo;exploitation du fer, c&rsquo;est toute une soci\u00e9t\u00e9 en qu\u00eate d&rsquo;affranchissement de la tutelle m\u00e9tropolitaine que l&rsquo;on voit \u00e9voluer, nourrie de ses nombreux \u00e9changes avec l&rsquo;Indien et constamment menac\u00e9e par l&rsquo;\u00e9tau de l&rsquo;expansion anglaise.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L&rsquo;esclave a d&rsquo;abord \u00e9t\u00e9 publi\u00e9 en 1998 aux \u00c9ditions Libre Expression. 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